Au revoir, Monsieur Noiret
"Il a le sourcil en pétard, porte la barbe, qui sied à la rondeur toute balladurienne de son visage, précédé d'un long nez de jouisseur, un organe puissant, non pas un pif, qui sonne petit et mutin, mais un blaze, noble et sonore, comme sa célèbre voix de bronze. Il porte une chemise en lin, un blue-jean, des bottes plus que parfaites. Il étire son mètre quatre-vingt-cinq dans un vaillant fauteuil Louis XVI, ne paraît pas trop angoissé de remonter sur les planches, trente ans après sa dernière apparition sur scène."
C'était un soir d'octobre, après avoir écumé tout le 13ème arrondissement à la recherche - vaine - d'une lanterne japonaise. Nous avons sauté dans le premier métro venu qui nous a convoyés jusqu'au kioske de la Madeleine. Arrivés là, nous avons décroché in extremis deux fauteuils d'orchestre pour Love Letters.
Monsieur Noiret, merci encore pour cet instant de grâce...

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