Salon du cheval - Paris 2006

Nous y voilà donc. Ca fait bien sept ans que je n'ai pas posé mon popotin sur le dos d'un cheval, mais comme toute petite je rêvais de ce salon, disons que je n'ai pas voulu rater l'occasion.
Trois halls d'exposition, rien que ça. La première impression quand on met les bottes là dedans, c'est d'être dans une immense fourmilière. J'aperçois de loin le stand du Cadre Noir de Saumur, mais je quitte rapidement les fanfreluches du Hall 2 pour redescendre au Hall 1, du côté des éleveurs.
Là, il y a une carrière, avec reprises de dressage, démonstrations d'amazones, etc. Mauvaise idée cette carrière, puisque passé le troisième rang de spectateurs on ne voit plus rien.
Hop là, je vais faire un tour du côté des écuries. Ma première pensée est immédiatement pour ces pauvres bêtes enfermées là depuis plus d'une semaine, et vas-y que je te tire les crins, et vas y que je me prends des flashes en pleine figure. Et encore, je ne parle même pas du cheval vedette de la Garde Républicaine, qui est bloqué au beau milieu du stand de la Gendarmerie Nationale. Je suis là depuis une heure à peine et j'ai déjà une migraine carabinée, alors c'est peu dire!
De gentils éleveurs n'hésitent pas à ouvrir la porte des boxes pour qu'on puisse photographier les chevaux. Par respect pour eux, je mitraille en lumière naturelle, sans flash. Pas trop dur, le salon du cheval? "Si, surtout qu'on ne peut les sortir que dix minutes par jour. La semaine prochaine on fait un salon à Avignon, ce sera mieux pour eux, on aura des boxes en plein air."
Point positif: bon nombre de races sont représentées. On croise ainsi d'élégants ibériques et de magnifiques frisons, bien à l'abri derrière leur grillage. Bon, comme la présentation est prévue dans ladite carrière inabordable, ce sera sans moi. Point négatif: quasiment tous les chevaux sont à vendre! De ce côté ci, ça frise hélas la foire aux bestiaux... Le pire que j'aie vu: le stand des falbalas, les plus petits chevaux du monde (environ 50 cm au garrot), présentés comme des animaux de compagnie, "zéro prise de tête garanti". Iiiiiiik!!!
Ooooh, des peluches! Et shhhhhhhhht, je dors....

Je quitte les races du terroir pour rejoindre le Hall 4 où a lieu le Championnat du Monde du Cheval Arabe, ni plus ni moins. Ce matin, ce sont les qualificatives mâles. Championnat du Monde du Cheval Arabe... Je comprends mieux les grosses berlines noires garées dehors et l'entrée VIP (certaines bêtes se monnayent jusqu'à 300 000 €). Vu l'ampleur de la manifestation, je suppose que j'ai la chance d'avoir devant mon objectif le fin du fin de ces nobles fils du désert.
En plus d'être grillagés, certains boxes sont carrément voilés! Instant de complicité avec un soigneur, le meilleur ami du cheval, car les propriétaires ne sont pas aussi tendres. Mais j'y reviendrai.

L'arrière de la grande tribune, vu du paddock. Je ne comprends pas pourquoi les gens vont s'entasser dans la tribune (enfin essaient de s'entasser, alors qu'elle est bourrée à craquer), tandis que les abords du paddock sont quasiment déserts...

On peut approcher les chevaux d'assez prêt, les pieds dans le sable, j'aime ça! Mais pas trop, car ça rue dans tous les sens (voir vidéo). Explication: les chevaux doivent faire une entrée en scène fracassante, donc leurs propriétaires les excitent en agitant derrière eux une badine avec un sac plastique au bout. Résultat ça panique et ça se cabre allègrement. A côté de ça, si le cheval ne se tient pas tranquille quand le propriétaire l'a décidé, il se prend un grand coup de bride dans les naseaux. Les mêmes propriétaires délicats se permettent même de fumer à proximité immédiate des boxes. Bref, ça m'a agacée.
J'apprends toujours à me servir de mon appareil. La fonction "lumière naturelle" de mon bridge est vraiment au poil et autorise des choses impensables avec mon réflex argentique. Ou alors j'aurai dû avoir recours à un pied, pour un long temps d'exposition. Mais les chevaux arabes ont terriblement la bougeotte. Donc malgré pas mal de ratés, je suis plutôt contente du résultat!
Mes plus belles photos (pour les voir en plus grande résolution, pensez à ma galerie sur Devianart, cf mes liens).

Mais... Il me tire la langue!!!

Une beauté brune.


