Monsieur Tcheky au Studio de l'Ermitage
"On y retourne, dis?
- s'il n'y a que ça pour te faire plaisir..."

C'était la dernière séance sur Paris de la "tournée nomade" de Tcheky Karyo. J'ai donc réservé nos places et attendu mercredi. Rentrer de l'école, déjeuner, faire les courses de l'école, dîner très tôt, courir dans le froid. Et ce bon sang de RER qui ne voulait pas avancer, sans nous dire pourquoi. Et le métro des Lilas très chahuté ce soir, trois altercations en chemin. Ambiance.
Concert à 20h30 et nous avons émergé de la bouche de métro à 20h15. Il restait encore à trouver la rue dans ce quartier totalement inconnu. Re-courir dans le froid. Et arrivés devant le studio, surprise! Ce n'était pas encore ouvert. Tant mieux, parce qu'après avoir étudié le plan de la salle, j'avais moyennement envie de me retrouver là haut sur la mezzanine.
Une poignée de spectateurs était là à grelotter. Quelqu'un s'est faufilé entre nous en murmurant « pardon, excusez-moi! ». C'était Tcheky! Lui aussi a trouvé porte close. Hé oh, il faut que j'aille chanter moi! a-t-il plaisanté. Il faut sonner, l'a renseigné une habituée. Et au même moment paf, la porte s'est ouverte et il l'a prise en pleine figure.
Enfin, ils consentent à nous laisser entrer. Je me faufile comme je peux, prends les billets, et direction la scène. Glups, les premiers rangs sont déjà occupés. Nous voici donc en quête de chaises, quand un duo de journalistes nous invite à sa table réservée. Au premier rang, le nez sous le micro. Alleluilla.
Tcheky furète dans la salle, on l'aperçoit en train de prendre un verre sur la mezzanine, puis s'installer moelleusement sur un canapé au beau milieu des convives pour fumer une cigarette. Il signe un autographe, embrasse beaucoup de monde.
Ca commence enfin. Ah tiens, ce n'est pas le même batteur que la dernière fois. Tcheky a pris de l'assurance, le Lion est sorti de sa tanière. En plus, ils ont rajouté plein de petits effets musicaux. Tcheky s'amuse avec ses musiciens et avec son public. Pas d'entracte cette fois ci. Et lors de la Cancion del Jinete, Tcheky, déjà impressionnant à l'entrepôt, se déchaîne pour de bon et rugit. Ovation.
Fin du set. Sous un tonnerre d'applaudissements, Tcheky invite ses musiciens timides à le rejoindre sur devant de la scène. Le quartette s'éloigne, mais le public réclame son rappel avec moult tapage. Ce qui est chouette, c'est que cette fois ci Tcheky nous demande quelle chanson nous voudrions qu'ils rejouent. Nous aurions bien voulu une improvisation, mais c'est Gibraltar qui l'emporte.
Point final. A bientôt ! nous lance Tcheky, sourire aux lèvres. La salle se vide peu à peu. Apercevant le guitariste assis à une table toute proche, nous en profitons pour aller le féliciter. J’aurai bien tenté de faire de même avec Tcheky, mais que voulez-vous… Autant à l’Entrepôt, Tcheky était « accessible », alors que là… c’était la dernière séance, ses amis personnels étaient venus pour l’occasion, et nous l’avons donc quitté en bonne compagnie (Gérard Darmon et Marc Lavoine en l’occurrence!).

