Enrhubée aussi...

Publié le par CPZ

Comment j'ai attrapé une crève d'enfer qui m'a paralysée durant une bonne partie de mes vacances?

C'est simple. Je suis partie de Paris avec une petite angine qui ne demandait qu'à partir rapidement. La guérison me semblait en si bonne voie que je n'ai pas cru nécessaire d'aller acheter une boîte de Fervex lors des ultimes courses du dimanche soir, par précaution. 

L'horreur a véritablement commencé en arrivant à la maison de campagne. Nous fêtons traditionnellement Noël à La Chaussée, par égard pour mon grand oncle qui n'est jamais sorti dudit patelin et refuse de se faire inviter à Reims. Bref. Mes parents n'étant arrivés que le matin pour mettre le poëlle à fuel en route, le thermomètre affiche un ridicule 12°. A l'étage, c'est pire: 9°! Et nous avons des invités. Il n'y a plus qu'à mettre les radiateurs à fond et à retourner se geler au rez de chaussée en attendant. Qui plus est, c'est humide, la rivière passe à quelques mètres de la maison. Et comme mes parents évitent d'y aller en hiver (pas fous...), l'humidité suinte et le papier peint se met allègrement à gondoler...

En début de soirée, je consens enfin à détacher mon croupion de la chaleur ronronnante du poëlle: le mercure s'est hissé héroïquement à 16°. Beaucoup de champagne - pardon, d'antigel - et le repas de Noël se passe sans trop claquer des dents. Au moment de me coucher, j'entasse pêle-mêle sur mon sac de couchage couette, couverture, robe de chambre et pull.

25 décembre. Les invités sont repartis, et le soir nous nous offrons une petite balade en voiture dans les patelins environnants pour admirer les illuminations. Retour à la maison de campagne à 19h30, et là, ô bonheur, la porte d'entrée qui refuse de s'ouvrir. Essayer de dézinguer la poignée à coup de masse (marche pas!). Crocheter sa propre serrure (pourvu que les gendarmes ne passent pas dans le coin à ce moment là...). Ultime solution: désceller un carreau. C'est à dire, faire sauter le mastic sans abîmer la vitre pour juste avoir à la replacer. Courageusement, mon père s'attelle à la tâche. Moi, je tiens la lampe. Il fait - 2° et le brouillard givrant nous enveloppe sournoisement. J'ai la goutte au nez, je ne sens plus mes pieds. Et pour couronner le tout, malgré une heure passée à gratter délicatement le mastic, le carreau finit par péter. La prochaine fois, on utilisera directement le marteau. Non sans bonheur, je me faufile à travers la vitre pour aller ouvrir la porte du garage.

26 décembre. Nous avons rendez vous à Saint Dié avec l'assurance pour la maison des Vosges, rapport aux inondations d'octobre. Dans la maison... un froid de canard qui finit de m'achever. Le genre de froid qui comprime les os et qui fait maaaaaaaaaaal à la tête. Et voilà.

A part ça, j'ai été contente de revoir cette maison, je l'aime bien. J'ai pris quelques photos: admirez le charme désuet de cette salle de bain 1900 ;-)

 

Et là depuis hier matin ça me picote la truffe à nouveau... atchiiii atchiiii atchiiiii aïe aïe aïe! Fameuse cacophonie entre mon nez et le plus jeune de mes fils adoptifs qui s'entraîne laborieusement à jouer du trombone...

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Publié dans Un jour sur Terre

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