Torii flottant 大鳥居

Publié le par CPZ

Work in progress: ma troisième aquarelle "pure". Je ne désespère pas!

Une petite vision d'orient extrême qui me trottait dans la tête depuis plusieurs jours. Les beaux jours sont revenus, certes, mais quand je reprends crayons et pinceaux, c'est extrêmement bon signe concernant mon moral.

Me voilà donc armée d'une méthode, de papier 300g, d'un vrai pinceau à aquarelle (et plein d'autres... J'ai un souci avec les pinceaux, dès que j'en vois avec une tête sympathique je craque immanquablement. J'en ai encore acheté hier...) et d'un guide National Geographic sur le Japon, sélectionné pour la beauté de ses images (il faut bien une source d'inspiration).

Quelques mots sur ma muse:

Le torii flottant (大鳥居) du sanctuaire d'Itsukushima est l'une des attractions touristiques les plus populaires du Japon, et la vue du torii avec, en fond, le mont Misen, est désignée comme l'une des « trois vues les plus célèbres du Japon » (avec le banc de sable d'Amanohashidate et la baie de Matsushima). Le temple est doté d'un torii depuis 1168, bien que l'actuel ne date que de 1875. Il mesure 16 mètres de hauteur et possède quatre montants (style ryōbu, 両部, ou yotsuashi, 四脚) afin de lui donner plus de stabilité.

En raison de sa position en bord de mer, le sanctuaire semble flotter à marée haute. Le torii, quant à lui, n'est accessible depuis le rivage qu'à marée basse.

Je vous ai fait grâce des traces de civilisation en arrière plan, ça gâche la tranquille sérénité des lieux.

J'ai comme qui dirait un peu raté mon ciel (commencé par là, toujours les deux pinceaux à la main, comme nous a dit la dame, hop hop!). Par contre je ne suis pas mécontente de l'aspect moussu de la base des piliers, et de leur reflets (je débute hein, un peu d'autocongratulation ne fait jamais de mal).

Un peu de culture:

Un torii (japonais 鳥居 ; littéralement « là où sont les oiseaux » (premier caractère « oiseau », second caractère, « se trouver »), car les oiseaux se posent fréquemment dessus) est un portail traditionnel japonais ; il est communément érigé à l’entrée d’un sanctuaire shintoïste, afin de séparer l’enceinte sacrée de l’environnement profane.

Il est constitué de deux montants verticaux (柱, hashira) supportant deux linteaux horizontaux (笠木, kasagi, désigne le linteau supérieur et 貫, nuki, le linteau inférieur), et est fréquemment peint en rouge orangé.

Du fait de sa fonction de séparation symbolique du monde réel et du monde spirituel, chaque torii traversé lors de l'accès à un temple doit être retraversé dans l'autre sens afin de revenir dans le monde réel. Il n'est pas rare de voir des japonais faire exprès de passer sur les côtés d'un torii lorsqu'ils ne pensent pas repasser plus tard par cet endroit.

Histoire

On pense que les premiers torii se sont développés au Japon. Des écrits anciens attestent de leur présence au Xe siècle. Ils étaient communs dès le milieu de la période Heian.

L'origine des torii semble devoir être rapprochée de celle des torana bouddhistes, en Inde et au Népal. L’usage des torii pourrait s’être développé progressivement. Les temples devaient initialement être délimités par quatre poteaux, un à chaque angle ; une corde tendue entre les poteaux marquait ainsi la limite entre l’emprise sacrée du temple et l’extérieur. Deux poteaux plus grands ont ensuite été rajoutés au milieu du côté se prêtant le plus à l'accès au temple ; la corde aurait ainsi été rehaussée entre ces deux poteaux, afin de permettre aux prêtres d’entrer (de tels exemples sont encore visibles aujourd’hui, notamment au temple d’Oomiwa, préfecture de Nara). La corde a été remplacée par un linteau de bois ; pour renforcer la structure de l’ensemble, on rajouta un second linteau : on obtient ainsi un basique shinmei torii. La corde tendue entre les quatre poteaux d’angle a également évolué pour devenir, plus communément, une clôture en bois.

Matériaux employés
 
Certains torii peuvent être juxtaposés jusqu'à former un véritable tunnel (temple Fushimi Inari taisha, Kyōto)Les torii sont usuellement réalisés en bois, peint en rouge orangé. Le plus ancien torii en bois toujours existant est celui, de style ryōbu, du temple de Kubohachima, préfecture de Yamanashi ; sa construction est datée de 1535.

Il existe également des torii en pierre ; ce matériau a été couramment utilisé pour sa solidité et sa durabilité. Certains torii en bois ont pu être remplacés par des torii en pierre. Le plus ancien torii en pierre connu est celui du temple de Kimpusenji, préfecture de Nara. Construit en 1455, il s’agit d’un torii de type myôjin.

Certaines techniques de construction peuvent consister en un placage en cuivre sur une ossature en bois. De nos jours, certains torii sont même construits en béton armé ou en métal.

Différents types de torii 

Bien qu'il y ait une quasi-infinité de variétés de torii, distingués entre elles par des caractéristiques subtiles (voire parfois même par le nom du temple dans lequel ils se trouvent), tous les torii peuvent être classés en deux grandes catégories : les torii droits (shinmei torii, 神明鳥居), et les torii recourbés (myōjin torii, 明神鳥居).

Chacune de ces deux grandes classes comporte de nombreuses variantes :

Torii droits (shinmei torii)
Shinmei torii (神明鳥居)
Ise torii (伊勢鳥居)
Kasuga torii (春日鳥居)
Hachiman torii (八幡鳥居)
Kashima torii (鹿島鳥居)
Kuroki torii (黒木鳥居)
Torii recourbés (myōjin torii)
Inari torii (稲荷鳥居)
Sannō torii (山王鳥居)
Miwa torii (三輪鳥居)
Ryōbu torii (両部鳥居)
Mihashira torii
Mitsuhashira torii (三柱鳥居)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Torii

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T
bonjour,j'ai une proposition commerciale à vous faire, merci de me contacter.cdlt
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M
Bonjour, Je tiens à vous dire que votre aquarelle est magnifique !!! J'aimerais bien savoir en faire autant.Bravo, surtout continuez !!!
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